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Architecture

Panorama de 4 architectures de l'extrême !

F. M. | 5 juillet 2016, 09h00

Refuge, musée, aérodrome ou restaurant. Ces quatre constructions montagnardes ont en commun de repousser les limites de l’architecture, et de nous en mettre plein la vue. Grâce à une approche spécifique du site, les architectes s’efforcent de répondre aux défis actuels et futurs grâce à la recherche par la conception et l’implication directe sur site dans des lieux ou règne le froid et des conditions extrêmes.

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Les facettes, définies par la géométrie ovoïde, sont calibrées pour être transportables par hélicoptère. La vêture inox, les verres des fenêtres et des panneaux photovoltaïques sont alignés sur le même plan afin d’éviter tout obstacle au vent.

Le refuge du Goûter, France

Des vents jusqu’à 300 km/h, une température moyenne frisant les -7 °C, une altitude de 3 835 m : le refuge du Goûter a ouvert en 2013 après trois étés de chantier complexe. Posée entre glace et ravin, la bâtisse d’acier a l’allure d’un ovni vintage, droit sorti d’une série B. On doit sa conception aux agences Deca-laage et Groupe H, ainsi qu’à Thomas Büchi, ingénieur des charpentes. Ce dernier a d’ailleurs participé, avec Hervé Dessimoz (Groupe H) au projet du Globe de la science, tout aussi ovniesque, aux abords du CERN, en Suisse. Réalisé par des amoureux de la montagne, le refuge du Goûter a été doté de toutes les vertus Green : dortoirs en épicéa local, autonomie en eau assurée par un fondoir à neige, électricité 100 % solaire, groupe électrogène carburant au colza… Ou comment tutoyer le toit de l’Europe sans alourdir de façon éhontée son bilan carbone.

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Les compagnons suspendus, dans le vide, ont travaillé autour de la structure pour le montage des panneaux.

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La salle commune, tout en bois, est chaleureuse. Elle reprend les codes du refuge traditionnel, la simplicité et la rusticité, les tables en bois, mais avec une touche évoquant le design scandinave.

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Les dortoirs, spartiates, mais confortables, accueillent les alpinistes qui se reposent avant l’ascension finale du mont Blanc.

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L’échafaudage autour de la structure permet l’isolation par l’extérieur et de relier chaque panneau pour une étanchéité parfaite.

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Culminant à 3835 mètres d’altitude, le refuge du Goûter est un bâtiment écologique, technologique avec une autonomie optimale.

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Une impression de solidité se dégage du bâtiment couleur ton de terre, bien qu’il soit suspendu telle une vigie, au-dessus de la route de haute montagne.

Le Pass Museum, Autriche

C’est une route de montagne, nommée Timmelsjoch, qui joint depuis 1959 la vallée d’Ötz, en Autriche, à celle de Passeier en Italie. Soit une enfilade de panoramas saisissants que l’on admire depuis les cinq « archisculptures », de l’architecte italien Werner Tscholl, qui balisent le trajet. Parmi elles, un vertigineux promontoire qui jouxte le poste frontière d’Hochgurgl, un espace d’expo à Moos-in-Passeier imitant les formations géologiques locales, ou encore ce Pass Museum magnifiquement accroché, comme en équilibre précaire, au point culminant des lieux. Surgi de la pierre et adoptant sa couleur, on a là un élégant blockhaus, facetté, oblong, qui fait corps avec la montagne. À l’intérieur, on y apprend la construction épique de cette route mythique. Une célébration tout en sobriété des petites victoires de l’homme sur la nature extrême.

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L’architecte italien Werner Tscholl a conçu le Pass Museum, un petit abri posé en encorbellement sur l’un des points culminants du Timmelsjoch, en Autriche. 

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 il faut prendre de la hauteur pour avoir l’honneur de voir cet édifice, bloc erratique en parfait équilibre.

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Le Pass Museum, ce petit refuge, retrace l’épopée de la création de cette route mythique.

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Le nouveau bâtiment de l’aéroport Mestia, la reine Tamar, fait partie des plans ambitieux de Géorgie pour stimuler le tourisme dans la région.

L’aérodrome de Mestia, Géorgie

Mestia est un bourg médiéval de Svanétie, une région perdue dans les montagnes du Caucase. A priori, pas le terrain le plus propice aux folies d’architecte. Pourtant, c’est ici que le studio de Jürgen Mayer a semé un hôtel de police, un tribunal ou encore, en 2011, ce terminal d’aérodrome. Des excroissances aux allures d’accents ou d’apostrophes, des plis et replis... Mayer semble s’être ici inspiré de l’alphabet local. Car il y a ces parois et faux plafonds qui s’entortillent ou cette tour de contrôle qui s’élance, bancale et hésitant entre l’angle et la courbe. À moins que l’on n’ait là un clin d’œil déformant aux rigoureuses tours défensives, classées à l’UNESCO, qui quadrillent la ville. Un langage finalement en phase avec le style Mayer, ludique et organique, seul architecte au monde qui ait su insuffler de l’humour à un poste de douane (celui de Sarpi, entre Turquie et Géorgie).

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Conçu entre octobre et novembre 2010 et inauguré le 24 décembre de la même année. Construit par des sociétés géorgiennes, avec la participation de 300 personnes, de l’aéroport et de ses près de 1200 mètres de voie ont été réalisés en un temps record, 3 mois.

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Deux extrémités du bâtiment sont incurvées vers le haut formant un design unique, le plus haut bras abrite la tour de contrôle. Dans les deux autres ailes sont abritées la cafétéria et la salle d’attente. Les nervures structurelles du bâtiment ont permis de définir ces espaces intérieurs, qui sont décorés avec de grands contrastes en noir et blanc.

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Depuis la saison 2013/14 d’hiver, Soelden a une nouvelle attraction gastronomique le « Ice Q ». Il est composé d’un restaurant de haute qualité avec le personnel d’attente et un salon exclusif.

Le restaurant IceQ, Autriche

L’architecture au Tyrol ne se limite pas aux chalets de bois. Loin s’en faut : on doit notamment à Zaha Hadid l’impressionnant tremplin de saut à ski de Berginsel. Dernier édifice iconique en date, ce restaurant perché à 3 048 m d’altitude dans le domaine skiable de Sölden. L’IceQ est né de l’imagination de Johann Obermoser, un architecte du cru dont les réalisations un rien sévères, d’esprit néo-Mies van der Rohe, parsèment la région. Ici, il a superposé des parallélépipèdes pour ménager de belles avancées dans le vide. Et pour ne rien perdre de la vue, on baigne dans le tout-verre. Une table de haute volée, donc, qui convient mieux aux fins gourmets qu’aux skieurs en quête de plats roboratifs. Nul besoin, d’ailleurs, d’après-skis : l’IceQ est relié par ponts suspendus à la gare de téléphérique voisine ainsi qu’au sommet du Gaislachkogl, le pic auquel il s’agrippe.

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Le nouveau et élégant restaurant propose une cuisine de haute qualité de la région alpine. Il est le plus haut restaurant dans le Oetztal et la vue à travers sa façade de verre puriste est tout simplement spectaculaire.

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 Sur le toit du bâtiment, la plate-forme d’observation BIG 3 avec ses magnifiques vues est accessible par un pont suspendu.

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Les invités glissent hors de leurs bottes d’hiver et mettent des pantoufles de laine pour profiter d’une journée et d’un panorama exceptionnel.

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Le Ice Q-Lounge est un espace exclusif pour un maximum de 40 personnes par jour.

Source : urba-actu.blogspot.fr - maison.com - wikiarquitectura.com - skiresort.info - admagazine.fr

 

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